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Passage de frontière facile, douaniers sympathiques et très souriants. Nous nous dirigeons vers la ville d'Otavalo connu pour son marché authentique. Mais d'abord arret a Ibarra pour un bivouac en bord de lagune . Mais quel sont ses étranges embarcations qui naviguent sur la lagune ? Eliott est ravi.

 

 

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A Ibarra nous trouvons un supermarché avec quelques produits européens. Nous craquons pour un pot de nutella et une boite de fromage a tartiner. Des mois que nous n'en avons pas manger, le manque de nourriture française commence a se faire sentir (je reve de chocolat, de quenelle, de pain et surtout de legumes ). Nous mangeons dans les gargottes , pratiquement toujours le meme regime poulet, riz et pomme de terre. Ici c'est la base de l'alimentation avec les soupes ( delicieuse les soupes ). Mais au détour d'un rayon nous rencontrons Catherine une Française mariée a un Equatorien Fernando. Ils nous invitent a prendre le café . Nous passons un agréable après midi . IlS sont propriétaire d'une agence de voyage et nous guident dans notre itinéraire pour la visite du pays . Fernando nous vend un appareil photo performant dont nous sommes enchantés. Nous sommes a 3 jours du réveillon du jour de l'an, ils ont la gentillesse de nous inviter pour le réveillon.

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OTAVALO

 

Depuis des années Otavalo acceuille un des plus important marché des Andes. Un étalage impressionnant de produits  envahit la Plaza de poncho. Les hommes portent une longue tresse, un grand poncho sur un pantalon blanc. Nous faisons l'acquisition d'une tres belle veste pour Eliott et de bonnets. Mais le plus amusant reste le marché au bestiaux.

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Bivouac au petit village de PEGUCHE . Une ballade bien agréable a la cascade et le soir petit tour dans le centre du village. Les villageois assis a meme le sol discutent, les enfants jouent, les femmes brodent, les rires fusent. J'aime cette ambiance paisible, a ce moment la je me sens très loin de la France. Tout les regards sont braqués sur nous  ce soir nous sommes certainement le principal sujet de conversation .

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Petite histoire "LES VOLCANS ONT ILS UN SEXE ?" Il semblerait que oui

 

Les habitants parlent de taita (père) Imbabura 4 609m et de mama (mère) Cotacachi 4939m pour nommer les deux volcans que l'on aperçoit d'Otavalo. Selon la Légende quand taita Imbabura vient honorer mama Cotacachi durant la nuit, celle ci se réveille couverte de neige. (j'aime ça)

 

COTACACHI

 

Proclamé ville pour la paix par l'Unesco, cette localité est souvent raillée pour son calme par les Otavalenos qui affirment " mil veces preso en otavalo que suelto en cotacachi" ( plutot mille fois en prison a otavalo que libre a cotacachi ). Et bien nous ce calme nous a séduit et nous prenons plaisir a arpenter les rue pavés.  La ville est aussi spécialisée dans le cuir et jean marc joue au pere noel en m'offrant un super blouson. Nous sommes dimanche jour de marché, des montagnes de légumes et de fruits . Nous sommes comme des gosses devant un etalage de bonbons, depuis le temps que l'on a pas mange de legumes. Je fais le plein pour 3 euros ( choux fleur, carottes, tomates, pomme de terre , raisins ).

 

 

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Nous allons bivouaquer a la LAGUNA  CUICOCHA, un lac sombre qui s'étend au fond d'un cratère volcanique. Nouvelle rencontre avec un couple de Français (breton) venu rendre visite a leur fils en stage pour une année en Equateur. Jaserie aussi avec un jeune Français Xavier installé a quito ( que nous reverrons au carnaval le lendemain ).

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Nous retournons a Otavalo pour passer le réveillon du jour de l'an avec Catherine et Fernando. Le jour du réveillon c'est carnaval, il y a foule dans les rues , c'est la bousculade, tout le monde veut etre devant c'est a peine si les chars ont la place de circuler.

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Après le défilé nous rentrons chez Catherine et Fernando. Sont aussi présent au repas du réveillon Thierry un Français avec ses 2 filles Tamia et Solène installé en Equateur depuis plus de 20 ans. Après un bon repas, nous entrons dans l'année 2013 un verre de champagne a la main sous le ciel de l'Equateur. Thierry nous prete son jardin pour notre bivouac.

 

La mitad del mundo

 

Nous contournerons Quito ( les grandes villes c'est pas pour nous ), direction La mitad del mundo ( milieu du monde ). C'est la que la ligne équinoxiale traverse le pays qui lui a donné son nom et son plus grand titre de gloire  "la ligne de l'equateur". Un bras, une jambe coté hémisphère nord, l'autre bras et l'autre jambe coté hémisphère sud.

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AUX PORTES DE L'AMAZONIE

 

Nous nous rendons a Tena pour trouver un guide pouvant nous emmener dans la jungle. Grace aux adresses donnés par catherine et Fernando nous trouvons facilement. Fausto nous accompagnera pour 3 jours de découverte. Avant notre départ en pirogue (seul moyen de transport dans la jungle) nous allons a MISAHUALLI ou se trouve sur la place des petits singes chapardeurs.

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Arret dans un village indien ou Jean-marc s'initie a la danse et a la fabrication de la chicha. Fausto maquille notre Eliott qui refusera de se laver pour conserver ses peintures. Dans un arbre des enfants cueillent des fruits inconnus pour moi mais délicieux.

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Nous abandonons notre gus pour descendre le Napo Rio en pirogue. Nous emmenons avec nous un jeune Hollandais Janis .Le Rio Napo coule vers le nord en direction de Coca, s'élargissant au fur et a mesure qu'il traverse réserves naturelles et petits villages de la jungle. Depuis Coca le Rio Napo coule vers l'est en direction de l'Amazone au Pérou.

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C'est équipé de botte pour se protéger des serpents et patauger dans la boue que nous nous aventurons dans la jungle en compagnie de Fausto. Les ballades en pleine jungle ne sont pas de tout repos. Ca monte, ca descend, ca glisse, on s'embourbe dans la boue, les moustiques nous dévorent et la chaleur humide n'est pas des plus agréable mais le décor et l'ambiance mystérieuse des lieux nous fait oublier ses petits désagréménts.

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Après cette journée bien chargée nous gagnons notre lodge pour la nuit (paillote en bois ) toujours dans la jungle. C'est Mauricio un jeune homme qui s'occupe du lodge , il vit la seul, sa femme est en ville avec ses enfants et vient seulement le rejoindre le dimanche. Il travaille 7 jours sur 7 et n'a que 4 jours de repos par mois. Le lodge est en hauteur, la vue sur le Rio Napo est très belle. Notre chambre est sommaire , un lit avec une mousticaire , une douche avec tres peu d'eau chaude et de l'electricité seulement jusqu'a 22h. Par contre la salle commune est tres sympathique.  je passe mes nuits enroulée dans la mousticaire et collée a jean-marc, des fois qu'une tarentule me rendrait visite..grrrrrrrrrrrrrrr.

 

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C'est Fausto qui s'occupe de la préparation des repas, c'est un très bon cuisinier. il passe beaucoup de temps avec Eliot . IL nous propose une petite marche avant la tombée de la nuit . Nous passons devant une paillotte ou 2 personnes d'un age vivent au milieu de la végétation. Ils font secher des feves de cacao, cultivent quelques ananas. Nous discutons un moment ,ils ont la gentillesse de nous faire déguster un ananas . Nous finirons la soirée épuisés et vautrés dans des hamac ( et oui ,on ne s'improvise pas grand aventurier du jour au lendemain ). Fausto lui est frais comme un gardon.

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Avant de reprendre notre exploration de la végétation , Fausto nous initie a la sarbacane. L'activité plait énormément a Eliott et  il suggère l'idée d'en acquérir une. Nous reprenons la pirogue pour partir a la recherche d'un village ou nous pourrons acheter une sarbacane. Une jeune femme nous fait une démonstration de fabrication de poterie et nous invite a manger notre pique nique chez elle. Un grand moment de convivialité avec la population indienne , nous avons beaucoup apprécié.

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En route pour une autre ballade en jungle mais avant nous déposons Janis notre jeune compagnon. Il va bien nous manquer, très attachant ce chicco.

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BOUCLE  DE  QUILOTOA

 

La boucle de quilotoa est une route cahoteuse qui s'enfonce dans l'arrière pays de Cotopaxi. Parcourir cette route isolée nous amène a rencontrer de nombreux locaux qui préservent leur mode de vie ancestral.Les champs sont cultivés en patchwork, les paysages magnifiques.

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La route nous conduit jusqu'a la LAGUNA QUILOTOA, un lac volcanique. C'est un site époustouflant, c'est la lagune la plus belle que nous ayons vu. Le cratère, la vue plonge sur les eaux vertes qui miroitent 400mplus bas et le sommet enneigé du Cotopaxi se détache au loin. Un chemin descend a pic jusqu'au lac. La descente se passe bien, la remontée c'est une autre histoire. Nous sommes a 3900m d'altitude et la respiration est difficile ( sauf pour Eliott). Une femme du village monte a vive allure et nous propose d'accompagner Eliott. Nous les retrouvons en haut assis tranquillement sur un muret .

Sur le flanc du cratère l'unique rue du village est bordée de petits restaurants tenus par des Indigénas,, une raretée dans le pays et donnent l'occasion de passer du temps dans une famille Quichua et de soutenir l'économie locale. Les établissements sont familiaux et tous dotés de cheminées enfumées. C'est la qu'après notre remontée difficile  nous dégustons la plus délicieuse des soupes.

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PARC  NATIONAL  COTOPAXI

 

Le volcan Cotopaxi est visible depuis plusieurs provinces du pays. Il est recouvert d'une jupe glacée. Nous posons notre bivouac a ses pieds a la Laguna Limpiopumga. Une petite ballade autour de la laguna pour aller taquiner les chevaux sauvages. A notre retour un camper est garé à nos cotés. C' est Gaby et Sergius un couple Allemand, devant une tasse de thé,ils nous font partager leur expérience de voyageur.

Le Cotopaxi au lever du jour est inoubliable, le mélange de couleurs est sensationnel.

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Nous prenons la route pour la cote pacifique d'ou l'on peut gagner les galapagos. Seulement voila les Galapagos c'est pas pour nous, c'est vraiment un trop gros budget ( les tarifs sont exorbitants). Nous nous contenterons de l'Isla de la Plata la galapagos du pauvre ahahaha.

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Nous ne sommes pas emballés par la cote, les plages sont couvertes de détritus. Nous bivouaquons a Puerto Lopez petit village de pecheurs qui pendant la saison propice a l'observation des baleines a bosses ( juillet a septembre) se transforme en ville animée. Nous renonçons a visiter l'Isla de la Plata et optons pour une sortie peche au grand plaisir d 'Eliott avec comme capitaine Churchill une figure locale plein de gentillesse et d'humour (il emmène un de ses fils pour tenir compagnie a Eliott). Au programme peche et fabrication d'une ceviche avec les poissons peches et snorkeling au milieu des poissons multicolores. Seulement voila je ne pouvais pas prévoir que j'aurai le mal de mer. Cette journée sera pour les garçons un vrai plaisir et pour moi un véritable enfer.Churchill ne sait plus quoi faire pour me soulager. Finalement pendant le snorkeling il me dépose sur une plage désertique et comme ce n'est pas mon jour de chance , pendant que je dors tranquillement la mer monte et une grosse vague me trempe et mes affaires avec. En début d'apres midi les garçons viennent me récupérer et je suis a nouveau malade, nous devrons écourter notre journée , dommage churchill voulait nous emmener au large ( 3 baleines avaient été apercues la veille).

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CUENCA

 

Pour rejoindre la belle ville de Cuenca nous traversons le parc national Cajas.  300 km2 de lande parsemées de centaines de lacs glaciaux qui scintillent dans ce paysage désolé.

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Nous voila arrivés a Cuenca, pour moi c'est la plus belle ville coloniale de l'Equateur. Les batiments sont magnifiques, de nombreuses religieuses arpentent les rues pavées. Cuenca est réputée pour son barranco (falaise) dont les maisons suspendues surplombent le Rio Tomebamba.

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Nous montons au Mirador de Turi pour admirer la vue sur Cuenca. Jessie une équatorienne et ses 2 enfants nous invitent a garer notre Gus chez eux. Le lendemain matin Jessie nous fait visiter sa propriété, elle et son mari possèdent un parc qu'ils ont aménagé pour le public ( de nombreux animaux, un chateau avec une salle pour organiser des anniversaires etc). 

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saraguro

 

J' ai un gros coup de coeur pour cette petite ville perdue dans la montagne. Nous avons aimés déambuler sur sa place centrale. Les habitants portent le costume traditionnel. Les femmes arborent des chapeaux , de longues jupes plissées et des colliers de perles. Les hommes des chapeaux en feutre, des ponchos et un pantalon noir s 'arretant aux genoux.

 

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L'Equateur est le deuxième plus petit pays d'Amérique du sud , mais il n'en a pas moins tout d'un grand. C'est avec une pointe de tristesse que nous nous appretons a gagner d'autres horizons. Au revoir doux Equateur, le mystérieux Perou nous appelle.

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